TERMINAL 4 OU L’ÉCHAPPÉE (BELLE) VERS LE FUTUR

Publié le 28 février 2019 Culture

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Des bâtiments urbains totalement imaginaires, des couleurs vives contrastant avec la froideur du métal, un ciel bleu azur… une composition futuriste en 3D s’est récemment invitée dans le hall de L’Intermezzo, le tout nouveau restaurant universitaire du campus de Saint Martin d’Hères.

Créée par Bernard Joisten*, figure de l’art contemporain français, Terminal 4 est une commande exceptionnelle à l’artiste dans le cadre du dispositif 1% artistique . Exposée dans un espace de restauration design et novateur, cette œuvre témoigne d’une politique active du Crous Grenoble Alpes, en faveur de la valorisation du patrimoine artistique.

L’objectif : accueillir l’art dans les lieux de vie étudiants et sensibiliser les convives à toutes formes de créations artistiques. L’occasion pour les étudiants de s’émerveiller, développer leur curiosité et s’émouvoir devant tant de créativité.

Offrant différentes perspectives au regard, Terminal 4 est une (science)-fiction, une vision urbaine du futur qui se prête à de multiples interprétations. Composée d’impressions numériques sur toile et châssis, cette œuvre onirique ouvre et prolonge l’espace de restauration, inauguré en janvier 2018.

Technologies actuelles, production artistique futuriste

Depuis huit ans, Bernard Joisten, féru de science-fiction et de cinéma, a troqué pinceaux et crayons pour un ordinateur. Sur son écran, il conçoit des objets visuels en 3D, des scénographies dépourvues de cadre. Tel un cinéaste, l’artiste plante un décor. Avec une caméra virtuelle, il zoome sur l’œuvre et détermine les angles de vue les plus adéquats. L’ordinateur lui permet de réintroduire les notions de mises en scène, de situations et de perspectives, jadis balayées par l’Art Abstrait.

« Ma production est liée à l’architecture, plus précisément à une sorte d’« architecture automatique ». À l’instar de l’ « écriture automatique » des Surréalistes, je génère et improvise des bâtiments, sans tenir compte de leur faisabilité dans le monde réel. Il est important, que mes images** soient issues d’outils technologiques actuels ».

Quant à l’impression 3D, très présente dans notre société, elle est encore peu utilisée dans l’art contemporain, selon l’enseignant et ancien élève de l’École supérieure d’Art et Design de Grenoble. Animée, l’image 3D peut se muer en film. Une piste de travail que l’artiste pourrait explorer à l’avenir.

Nourritures terrestres et nourritures spirituelles

L’œuvre de Bernard Joisten a naturellement trouvé sa place à l’entrée de l’Intermezzo. Sa taille quasi cinématographique et son emplacement judicieux, octroient au médium une formidable connexion entre l’image et le site. L’artiste y voit un prolongement, presque naturel, des couleurs, des matériaux et des lignes architecturales du bâtiment.

Avec Terminal 4, le Crous Grenoble Alpes et ses partenaires espèrent susciter des émotions et nourrir (aussi) l’âme des convives du restaurant.

S’il livre quelques clés de lecture et concède qu’un scénario implicite existe dans chaque création, Bernard Joisten entend laisser aux visiteurs leur liberté de regard. « L’art ne peut pas tout dire » affirme-t-il.

Et vous, quelle sera votre interprétation de Terminal 4 ?

*www.bernard-joisten.com

** « Saisons croisées », l’exposition collective avec B. Joisten, aura lieu le 5 février 2019, à la Maison de l’International de Grenoble.

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